Bonjour, salamaleykum, azul fell awan,


Si certaines personnes me demandent de leur écrire un texte, j'accepte volontiers de me soumettre à cet exercice. Mais pas nécessairement de la manière dont elles le pensent... Ou bien pas de la manière dont moi je pense qu'elle vont s'imaginer celui-ci.

Mais ne nous égarons pas dans de telles considérations confuses, Augustus écrit. Et il se trouve que pour le texte qui suit, cela convenait très bien à la femme à qui il est censé s'adresser...

D'autant que celui-ci ne se voulait nullement autobiographique. Juste le fruit de mon imagination. Il se trouve que la réalité a rejoint cette dernière. Et il se peut même que ça ne soit pas une rencontre complètement fortuite.


A bientôt, besslama, tanmirth,

AUGUSTUS.

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Sarah


Cette nuit, mon inspiration flanche
Je me retrouve face à une feuille blanche.
C'est comme une lumière aveuglante
Aucun texte, une pénurie désespérante.

A la place de ma fidèle plume
Je me retrouve ami de l'enclume.
Sarah, depuis que tu as disparu
Je ne suis plus qu'un pantin perdu.

Ma tête fourmille d'idées
Mais impossible de les rattraper
Sarah, elles sont à tes pieds
Comme l'idiot que tu as piégé.

Mon écriture n'est plus qu'asséchée
L'oasis que tu étais s'est désintégrée
Je sursaute : je veux m'aérer
Pour remplir cette feuille de papier.

Mais je te vois, et tu es partout
Je n'aime pas ça, ça me rends fou
Tout le reste en devient flou
Pourquoi as-tu enfoncé le clou.

Tu m'as laissé sans vivre
Comment vais-je survivre
Dès à présent, je suis ivre
Ivre mais sans avenir.

Je cherche ce qui me sauvera
Je suis à court de bons karmas
Pourquoi me fais-tu tout ce cinéma
Tu sais que je deviens méchant, Sarah !!!

Tu avais de belles paroles, des idioties
Tu n'es plus de ma partie, cette fois-ci
Même si je me retrouve seul aujourd'hui
Et que tu m'as laissé ici en Algérie.

La nuit, mon inspiration plonge
Mon cerveau ressemble à une éponge
qui s'est imbibé de mes ressentiments
Sarah, fallait pas jouer avec mes sentiments

Je bois, je sors de chez moi
L'alcool me vide, crois-moi
Tu ne vois pas ce corps tremblant ?
Je ne suis plus qu'un pantin titubant.

Cette fois, ma gentillesse a disparu
J'erre, complètement ivre, dans ces rues
Je m'accroche aux passants : je suis perdu
Eux me jettent à terre, je pue...

Je vois : je suis complètement perdu
La nuit emporte les âmes perdues
Tandis que l'aube dirige les être forts
Ceux pour qui la vie n'est pas qu'efforts.

Pour moi, l'aube aussi est venue
Au matin, une paire d'yeux me scrute
Un sentiment nouveau m'envahit, vois-tu
Sarah, regarde, je vais terminer la lutte.

J'ai la tête en mille morceaux
Je ne trouve plus mes mots...
Une lumière devenant rassurante
Un soleil qui brille intensément...

...J'erre, avec mon frère jumeau
A mes côtés, c'est un amour nouveau
Qui n'a rien de féminin, c'est certain
Mais tu vois, de nouveau, je suis bien.

 
(avril 2008)


 
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